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<font face="courrier">
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/] fondé 25 Janvier, 2000 <br>
<_] Gulus_News -- Numéro Un<br>
<br>
<br>
<br>
- Le bulletin de Gulus -<br>
<br>
* * * L E T O U T P R E M I E R * * *<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
| Gulus_News Numéro #1 | Publication: 31 Jan 2000 | Inscrits: 19 |<br>
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/-[Introduction]------------------------------------------------------------<br>
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<br>
Bienvenue à la toute première édition du bulletin de Gulus, votre<br>
lien sur la scène GNU/Linux!<br>
<br>
Depuis les tous premiers débuts de Gulus, l'idée d'avoir une publication<br>
régulière a toujours été un objectif à atteindre. Il fallait seulement<br>
attendre que le groupe ait obtenu assez de "momentum" pour que la chose<br>
devienne possible. Aujourd'hui, je suis très heureux de constater le<br>
nombre impressionnant de visiteurs sur notre page web ainsi que le niveau<br>
de leur participation dans nos divers activités. C'est pourquoi j'ai<br>
l'honneur de vous présenter le tout premier numéro de Gulus_News.<br>
<br>
Le Gulus_News contiendra entre autres des articles d'actualité sur<br>
Linux, des revues sur différents produits/logiciels apparaissants sur<br>
freshmeat, ainsi qu'une section de questions et réponses. J'aimerais<br>
aussi inviter quiconque, intéressé par l'informatique, à partager sa<br>
passion en écrivant dans le Gulus_News. Consultez la section<br>
contributions pour connaître tous les détails.<br>
<br>
Ceci étant dit, je vous souhaites une bonne lecture.<br>
<br>
<br>
"La récompense d'une chose bien faite c'est de l'avoir faite."<br>
- (R.W. Emerson)<br>
<br>
Benoit Leblanc (Extrema Type)<br>
Président de Gulus<br>
extrema@colba.net<br>
<br>
<br>
/-[Contenu]-----------------------------------------------------------------<br>
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<br>
________ __________________________________________________________<br>
/ ____/_/ __/ \ __/ / _____/ \ __/ / / /<br>
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\ \ \ \\ \ \ww\ \\ \\ \ \ \ \<br>
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<br>
Activités Gulus à venir<br>
<br>
1. Conférence sur Wine<br>
2. Conférence à la faculté des Sciences Humaines<br>
3. Détails sur Install-Fest<br>
<br>
Articles Généraux<br>
<br>
4. Le paradigme Open Source.........................Fabien Niñoles<br>
5. Linux dans les universités........................Dominic Duval<br>
6. Une vie privée à tout prix?......................Benoit Leblanc<br>
<br>
Fermeture<br>
<br>
Distribution<br>
Information sur Inscriptions/Contributions<br>
Contributions à Gulus_News <br>
<br>
<br>
/-[Activités Gulus à venir]-------------------------------------------------<br>
---------------------------------------------------------------------------/<br>
<br>
<br>
--[1. Conférence sur Wine]--------------------------------------------------<br>
<br>
Jeudi, 10 février 2000, se tiendra la conférence sur WINE donnée par<br>
Benoit Leblanc. WINE est une *sorte* d'émulateur de Microsoft Windows<br>
qui gagne beaucoup de popularité chez les fanatiques de jeux vidéo. La<br>
conférence sera plutôt technique mais contiendra une partie "démo"<br>
expliquant les étapes d'installation, configuration et d'utilisation de<br>
WINE.<br>
<br>
/------------------------------------------<br>
| Conférence : WINE ||<br>
| Date : 10 février 2000 ||<br>
| Heure : 19:00 ||<br>
| Lieu : Le local est encore à ||<br>
| déterminer... ||<br>
--========================================//<br>
<br>
--<br>
Benoit Leblanc / GULUS - extrema@colba.net<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
--[2. Conférence à la faculté des Sciences Humaines]------------------------<br>
<br>
Mercredi, 9 février, Simon Valiquette donnera une conférence sur Linux à<br>
la faculté des Sciences Humaines. Pour l'instant, je n'ai reçu aucune<br>
autre information au sujet de cette conférences. Tous renseignements<br>
supplémentaires seront dévoilés au courant de la semaine et paraîtront<br>
dans le prochain numéro de Gulus_News. Jusque là, vérifiez notre<br>
site web (http://gulus.netrevolution.com), ainsi que les affiches du<br>
Gulus qui seront placées partout sur le campus de l'Université.<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
--[3. Détails sur Install-Fest]---------------------------------------------<br>
<br>
Le Gulus tient un festival d'installation deux fois par année. Il s'agit<br>
d'une journée totalement dédiée à GNU/Linux. Vous pouvez apporter votre<br>
ordinateur et un bénévole vous installera gratuitement le système<br>
d'exploitation. Il vous aidera de plus à vous familiarisez avec les<br>
commandes et applications de Linux. Les personnes tout simplement<br>
curieuses sont aussi les bienvenues.<br>
<br>
Prochain installfest: samedi le 11 mars de 8h30 à 16h30 au pavillon<br>
Marie-Victorin de la faculté des Sciences de l'UdeS!<br>
<br>
Si vous aimeriez nous donnez un coup de main, écrivez-nous à:<br>
gulus@callisto.si.usherb.ca.<br>
<br>
--<br>
Benoit Leblanc / GULUS - extrema@colba.net<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
<br>
/-[Articles Généraux]-------------------------------------------------------<br>
---------------------------------------------------------------------------/<br>
<br>
--[4. Le paradigme Open Source]---------------------------[Fabien Niñoles]--<br>
<br>
Voilà un an et demi, je faisais une annonce officielle sur les forums<br>
de Linux-Québec de la création du GULUS. C'était à peine à un mois de<br>
la rentrée, à deux mois du premier InstallFest national et en plein<br>
milieu des vacances. Il y avait donc beaucoup d'ouvrage à faire et<br>
probablement peu de monde pour me répondre. Qui plus est, j'en étais à<br>
ma dernière session universitaire et je voulais avoir au moins donné<br>
au GULUS un élan suffisant pour qu'il puisse continuer de ses propres<br>
ailes. Un an après mon départ, le GULUS roule toujours et encore plus<br>
qu'avant, avec des InstallFest à chaque session, des conférences et<br>
des organisateurs remplis d'ambitions pour rapprocher encore plus<br>
davantage GNU/Linux et les logiciels libres de sa communauté<br>
d'utilisateurs présents et à venir. Benoît Leblanc et Dominique Duval<br>
faisaient partie du premier groupe des organisateurs et une grosse<br>
partie du succès énorme du GULUS leur est dû. Je les remercie<br>
fièrement d'avoir si bien porter le flambeau du GULUS que je n'avais<br>
qu'allumé naïvement.<br>
<br>
Le mouvement Open Source et des logiciels libres connaît un succès<br>
grandissant qui impressionne franchement les médias spécialisés ainsi<br>
que les marchés financiers. Plusieurs pourront penser que ce n'est<br>
qu'une mode passagère, une bulle qui ne tiendra pas ses<br>
promesses. Mais le mouvement des logiciels libres ne date pas<br>
d'hier. Il y a déjà plus de vingt ans que les prémisses d'un tel<br>
mouvement se firent connaître par la publication des spécifications des<br>
systèmes Unix d'AT&T, puis par celle du PC par IBM. C'est au début des<br>
années 80 que Richard Stallman créa la Fondation du Logiciel Libre<br>
afin de promouvoir l'accessibilité du code source, cette recette<br>
magique permettant à chacun de créer ou modifier les outils<br>
informatiques dont ils se servent, et, prêchant par l'exemple, en<br>
développant un ensemble de logiciels libres aujourd'hui très connu et<br>
utilisé tant sous Unix, Mac ou Windows, qu'on appelle les outils<br>
GNU.<br>
<br>
Si la partie la plus évidente des logiciels libres est le fait qu'ils<br>
puissent être vendus et redistribués à tout le monde gratuitement, là<br>
ne s'arrêtent pas les bénéfices de tels logiciels. En fait, ces<br>
logiciels sont en train d'instaurer un nouveau type de marché, un<br>
autre type d'économie. Et là, je ne vous parle pas seulement d'un<br>
changement simple comme celui de passer d'une économie de production<br>
de logiciel vers celui de fournisseur de service. Je parle d'une<br>
approche différente de l'économie, une approche où le client prend<br>
directement part à la production du produit, où il est directement lié<br>
au produit qu'il utilise. En fait, dans cette nouvelle économie, il<br>
est difficile de parler de client et de fournisseur. On doit plutôt<br>
parler de partenaires. Quand une compagnie comme IBM se retrouve<br>
incapable de payer un groupe de développeurs pour qu'ils développent<br>
un produit, elle doit trouver une solution de remplacement. Un contrat<br>
en fait, qui rend IBM partenaire, et non client, de ce groupe de<br>
développeurs. C'est ce qui s'est passé avec le groupe Apache et c'est<br>
ce qui se passe de plus en plus à travers toute la communauté du<br>
logiciel libre.<br>
<br>
Jusqu'à ce jour, la majorité de ces partenariats avaient lieu entre<br>
compagnies informatiques ou entre une compagnie et un groupe de<br>
développeurs. Les usagers du logiciel libre étaient avant tout des<br>
développeurs, ou possédaient suffisamment de connaissances en<br>
informatique, et pouvaient, de ce fait, contribuer eux-mêmes<br>
directement avec les autres développeurs à travers le monde, par le<br>
truchement de l'Internet principalement au développement de leurs<br>
outils préférés. Mais voilà qu'à cause de la popularité croissante de<br>
GNU/Linux, de plus en plus de personnes se joignent à la communauté<br>
qui, par manque de temps ou d'intérêt, n'ont pas nécessairement cette<br>
capacité à contribuer en retour à la communauté. D'un autre coté,<br>
malgré les nombreux efforts effectués par différents groupes, le talon<br>
d'Achille des logiciels libres reste l'interface usager réputée<br>
difficile pour les débutants. Que peut-on faire alors? Les<br>
développeurs qui peuvent contribuer ne comprennent pas nécessairement<br>
les besoins des usagers débutants, alors que ces mêmes usagers ne<br>
savent pas comment ils peuvent contribuer au reste de la communauté et<br>
se sentent même gênés de rapporter leurs problèmes, ayant tendance à<br>
mettre la faute plus sur leur incompétence que sur des lacunes du<br>
logiciel lui-même.<br>
<br>
C'est donc un grand abysse qui reste ouvert pour l'adoption des<br>
logiciels libres par un plus grand nombre d'usagers. La communauté<br>
doit développer des solutions tant pour rendre le logiciel libre plus<br>
accessible aux usagers, mais aussi pour favoriser leur participation<br>
au développement même de ces solutions, afin que ces usagers puissent<br>
devenir des membres importants et actifs de la communauté. De tels<br>
solutions ne sont pas seulement logicielless. Les groupes d'usagers, les<br>
InstallFest, les forums d'aide et les livres d'introduction à Linux<br>
étaient un premier pas dans cette direction. Toutefois, il faut aller<br>
plus loin que ça et impliquer littéralement ces nouveaux venus dans le<br>
développement des solutions libres. Pour cela, il faudra leur donner<br>
le moyen d'avoir une voix, d'être entendus et surtout de participer,<br>
dans la mesure de leurs moyens, au développement de Linux.<br>
<br>
À mesure que la communauté grossit, de nouveaux talents, qui n'étaient<br>
pas encore présents ou seulement en quantité infime, s'ajoutent à<br>
celle-ci. Malgré certaines initiatives comme la Open Source Initiative<br>
ou le projet SEUL, la majorité des participants restent des<br>
développeurs ou des usagers connaissant suffisamment le monde de<br>
l'informatique. Il faut maintenant abaisser encore plus la barrière<br>
afin de rendre la communauté et Linux encore plus accueillante pour<br>
ces usagers plus débutants que les autres. Cela, aucun groupe de<br>
développeurs dispersé à travers l'Internet n'y parviendra car<br>
l'Internet lui-même est une barrière pour ces personnes.<br>
<br>
La solution doit donc venir d'un contact personnel avec ces gens, ces<br>
futurs partenaires. Pour cela, les organismes les mieux placés sont<br>
les groupes d'usagers qui doivent non seulement aider la population à<br>
apprendre le logiciel libre, mais aussi à aider la communauté de<br>
développeurs à connaître les difficultés éprouvés par ces gens. Si on<br>
peut faire contribuer directement les individus au développement de<br>
ces solutions, la communauté n'aura pas seulement gagner un nouveau<br>
partenaire, un nouvel usager de Linux et des logiciels libres, elle<br>
aura gagné un membre à part entière capable de contribuer à son tour à<br>
l'ensemble de la communauté et lui fournissant des nouveaux talents<br>
qui lui manquaient probablement jusqu'à ce jour.<br>
<br>
Un groupe d'usagers n'est pas seulement par définition qu'un groupe de<br>
support technique bénévole. C'est avant tout une porte d'entrée vers<br>
une communauté où l'entraide, la coopération et la liberté d'agir est<br>
primordiale et où toutes les initiatives sont les bienvenues pourvu<br>
qu'on y mette l'effort suffisant. Le GULUS a été bâti dans cet esprit<br>
et je pense que ses organisateurs ont bien su gardé cet objectif en<br>
tête dans leur démarche au sein des différentes facultés de<br>
l'Université de Sherbrooke. Bravo à vous tous et bienvenue dans la<br>
grande communauté du logiciel libre.<br>
<br>
--<br>
Fabien Niñoles - fab@tzone.org<br>
Fondateur du GULUS<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
--[5. Linux dans les universités]--------------------------[Dominic Duval]--<br>
<br>
Comme certains visiteurs du site web du GULUS l'ont sans doute remarqué,<br>
nous avons ammorcé en décembre dernier une campagne de sensibilisation<br>
auprès du département de Génie Informatique afin que Linux soit implanté<br>
dans notre environnement académique. J'ai décidé de vous faire part de<br>
cet exemple car il témoigne, selon moi, d'une préoccupation grandissante<br>
des étudiants, que ce soit à Sherbrooke ou ailleurs.<br>
<br>
J'ai en effet réalisé l'autre jour que ce n'était pas qu'à Sherbrooke<br>
que les étudiants en ont marre de la façon dont les équipements<br>
informatiques sont gérés. Ceci a principalement été observé alors que je<br>
lisais un de ces interminables forums de discussion sur slashdot.org<br>
(vous m'excuserez pour la source!). Le sujet traitait précisément de<br>
l'entrée du système d'exploitation Linux (ou GNU/Linux, si vous êtes du<br>
groupe de Stallman...) dans les universités.<br>
<br>
Les quelques commentaires qui me sont passés sous les yeux se <br>
rejoignaient à peu près tous: les universités sont vendues (parfois dans<br>
le sens propre du terme!) à Microsoft!<br>
<br>
Or, j'ai parfois dit (et je le dirai encore à qui voudra l'entendre) que<br>
la promotion de Linux ne devait pas se traduire par une oppression à<br>
l'égard de Microsoft. J'ai toujours trouvé que parler, même en mal, d'un<br>
produit revenait bien souvent à lui faire de la publicité complètement<br>
gratuite!<br>
<br>
Mais bon, retournons au noeud du sujet: pourquoi diable est-ce que nos<br>
dirigeants d'universités sont si hésitants face à Linux.<br>
<br>
Les universités peuvent souvent être comparées à de grosses entreprises.<br>
Nous avons souvent entendu dire durant les dernières années qu'unes des<br>
principales faiblesses de Linux provient du fait qu'il n'est pas<br>
supporté par de grands "Value Added Ressellers" (VAR). Les entreprises<br>
(donc même chose pour les universités) aiment bien payer deux-trois fois<br>
le prix d'un poste d'un travail ou d'un serveur s'il est vendu par un VAR<br>
offrant une garantie en béton, du support technique téléphonique, un<br>
vendeur qui leur dicte quoi acheter, etc. Or, cette manière de faire est<br>
encore relativement rare pour ce qui est de Linux.<br>
<br>
Autre problème: la main d'oeuvre. Plusieurs poste en informatique dans<br>
les universités sont occupés par des gens compétents qui n'auraient aucun<br>
problème à s'accaparer Linux. Le problème, vous l'aurez deviné, réside<br>
dans le temps qu'ils ont à donner pour un "système d'exploitation<br>
d'amateurs" comme on se le fait (encore!) dire.<br>
<br>
Problème numéro trois: la réputation. Les solutions offertes par les<br>
compétiteurs de Linux, bien qu'inférieures en qualité, ont souvent<br>
l'avantage d'avoir été utilisées pendant des années. Même si les<br>
décideurs savent parfaitement que ces solutions commerciales sont<br>
limitées, ils vont choisir un produit commercial parce qu'ils savent à<br>
quel endroit il est limité. Je vous laisse vous imaginer la scepticité de<br>
ces décideurs quand nous leur disons que Linux peut servir aussi bien de<br>
poste de travail que de serveur web ou de système embarqué!<br>
<br>
Nous pourrions nous étendre à d'autres problèmes similaires, mais je<br>
crois qu'ils pourraient pour la plupart être réglés de la même façon:<br>
n'ayons pas peur de clamer haut et fort qu'il existe une alternative aux<br>
systèmes commerciaux conventionnels. Un groupe comme le GULUS peut bien<br>
faire tous les efforts du monde pour implanter Linux dans une université<br>
comme celle de Sherbrooke, mais rien ne peut égaler la voix d'un étudiant<br>
ou d'une étudiante qui se préoccupe de son avenir et de sa carrière.<br>
<br>
Le jour où une majorité d'étudiants aura compris ce principe, ceux qui<br>
prennent les grandes décisions n'auront plus le choix. Ces décideurs<br>
n'auront plus le choix quand ils se rendront compte de l'opportunité<br>
qu'ils manquent, de la formation des étudiants qu'ils compromettent et<br>
des dollars qu'ils gaspillent en n'offrant pas d'alternative comme Linux<br>
à leurs clients, les étudiants.<br>
<br>
--<br>
Dominic Duval - dd@dd.qc.ca<br>
<br>
----------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
--[6. Une vie privée à tout prix?]------------------------[Benoit Leblanc]--<br>
<br>
Vous rappelez-vous de l'année 1984? C'est en cette année que tous les<br>
cinémas d'Amériques du Nord affichaient sur leurs écrans le film "War<br>
Games". Ce film illustrait les exploits d'un jeune adolescent sur son<br>
ordinateur -- un "Cracker" capable de déclarer la guerre à <br>
l'U.R.S.S. avec comme seul outil, son clavier et un modem. Pour la toute<br>
première fois, la scène underground du H/P/C/A/V (Hacking, Pheaking,<br>
Cracking, Anarchy, Virus) sortait de l'ombre. En quelques semaines<br>
seulement, les ventes d'ordinateurs munis d'un modem montèrent en<br>
flèches... Tout le monde croyait facile d'aller changer ses notes à<br>
l'école!<br>
<br>
Mais nous voilà seize ans plus tard. Vous croyez-vous plus en sécurité<br>
qu'alors? J'espère que non! Peu importe comment vous êtes paranoïaque,<br>
vous ne l'êtes pas encore assez... Imaginez un gouvernement qui lit<br>
chacune de vos correspondances. Imaginez votre employeur qui regarde la<br>
liste de vos achats grâce à votre *fameuse* carte _Air Miles_. Imaginez<br>
être capable de suivre votre adolescent à la trace, peut importe l'heure,<br>
grâce à sa carte de débit. Tout cela est malheureusement possible. Mais<br>
il est possible d'y échapper sans avoir à abandonner toute cette<br>
technologie. Le secret: l'anonymat!<br>
<br>
Je ne traiterai ici que de l'anonymat pour les eMails. Lorsque vous<br>
communiquez avec qui quiconque sur InterNet, n'importe qui peut voir<br>
votre eMail quitter votre ordinateur et suivre ce message jusqu'à son<br>
destinataire. Il est très difficile de cacher cela, cependant il est<br>
possible de cacher le contenu de ce message. De l'encoder de façon à ce<br>
que seul le récipidentaire puisse le décoder. La façon de faire se<br>
trouve derrière le logiciel d'encryption GNU Privacy Guard ou GPG.<br>
<br>
Ce logiciel utilise l'algorithme d'encryption le plus populaire soit le<br>
PGP ou Pretty Good Privacy. Son utilisation n'est pas trop complexe, le<br>
plus difficile c'est de prendre l'habitude de l'utiliser pour chacun des<br>
messages qu'on envoit à l'extérieur.<br>
<br>
Tout d'abord, vous devez vous créer une clef personnelle. Cette clef<br>
doit être gardée secrète à tout prix! Si jamais un être malhonnête<br>
tombait sur celle-ci, il serait capable de se faire passer pour vous et<br>
commettre d'horribles choses. De cette clef privée sera créer une clef<br>
publique. Cette clef, contrairement à la clef privée, vous devez<br>
l'afficher partout! Plus il y aura de gens qui connaitront votre clef,<br>
plus sécuritaire seront vos échanges électroniques. Lorsque viendra le<br>
temps de décoder un message électronique, vous aurez besoin de votre clef<br>
privée ainsi que de la clef publique de l'envoyeur (et vice-versa).<br>
<br>
Mais comment échanger vos clefs? Comment pouvez-vous être sûr que la<br>
personne qui vous envoie sa clef est belle et bien la personne qu'elle<br>
prétend être? Il n'existe que deux façons; soit qu'elle vous remet sa<br>
clef publique en main propre, ou bien alors qu'une tiers personne, à qui<br>
vous faites parfaitement confiance, certifie que la clef en question<br>
provient de cette personne en apposant sa clef par dessus la clef<br>
étrangère. Étant donné que vous avez confiance en cette tiers personne,<br>
et que cette même personne a entièrement confiance en l'étranger, vous<br>
pouvez être (presque) sûr que sa clef est sécuritaire. Cela semble<br>
compliquer? Et ce n'est que le début. Le truc dans tout ça, c'est de ne<br>
faire confiance à personne (ou presque).<br>
<br>
Une fois que vous avez obtenu la clef étrangère, vous pouvez maintenant<br>
correspondre avec cette personne en tout sécurité. Lors de l'envoi de<br>
votre message, GNU Privacy Guard vous demandera si vous voulez signez ou<br>
encrypter & signé votre message. Si le message que vous envoyez ne<br>
présente pas de conséquences si une tiers personne le lit, vous pouvez<br>
seulement le signer. De cette façon, le récipiendaire pourra être<br>
presqu'absolument sûr que le message provient de vous et personne<br>
d'autre. Si vous choisissez de l'encrypter et de le signer, personne<br>
d'autre que le récipiendaire ne pourra lire le message que vous lui<br>
enverrez (en fait, la NSA prédent qu'il leur faut 2 semaines pour décoder<br>
un message encrypté avec PGP). Voilà enfin quelque chose de rassurant!<br>
<br>
Lorsque vous serez rendu à utiliser GPG de façon régulière, peut-être<br>
que vous continuerer toujours d'apparaître dans l'objectifs des caméras de<br>
surveillance; la seule différence sera qu'elle ne pourront plus savoir<br>
que c'est vous. Elle ne verront se déplacer qu'un ombre noir. Un défaut<br>
de fabrication? C'est sûrement ça...<br>
<br>
--<br>
Benoit Leblanc / GULUS - extrema@colba.net<br>
<br>
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/-[Fermeture]---------------------------------------------------------------<br>
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<br>
Gulus_News est disponible par WWW à:<br>
gulus.netrevolution.com/gulus_news.shtml (dernier numéro)<br>
<br>
Pour vous inscrire, envoyez un eMail directement: extrema@colba.net<br>
et mettez le texte suivant dans votre message: <br>
"subscribe gulus-news [votre nom et NON VOTRE ADDRESSE EMAIL]"<br>
Pour annuler votre abonnement, même chose excepté que votre message doit <br>
contenir: "unsubscribe gulus-news"<br>
<br>
Les contributions pour Gulus-News doivent être formattées pour *76*<br>
colonnes, doivent contenir un espace précédant chaque lignes. N'utilisez<br>
pas les codes étendues de DOS (ANSI-ART), profanité et par dessus tout:<br>
"utilisez votre bon sens".<br>
<br>
Un dernier conseil: pico -s "ispell -d french" [Mon_Texte.asc]<br>
<br>
Les contributions devront être envoyées en format ascii ou en attachement<br>
à l'adresse suivante: extrema@colba.net avant 11:00pm EST à chaque <br>
mercredi.<br>
<br>
/-[FIN]---------------------------------------------------------------------<br>
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